HOME Concepts Principes du taiji

20
11
05
juin

Principes du taiji

Tags : taijiquan , taijijian , taichi , principes , taichichuan , règles
Principes du taiji

Dans les arts martiaux chinois, la notion de circulation des énergies est fondamentale. C’est en référence à ces énergies que le Taijiquan est classé comme discipline « interne » du wushu. Le concept originel du Taijiquan est un enchaînement de mouvements fluides en vidant toute pensée de l’esprit. De ce concept découlent plusieurs règles : La pratique du Taijiquan requiert un esprit complètement relâché, détendu mais concentré. La force physique (li) laisse place à la puissance mentale ( yi)
Les enchaînements doivent être lents et fluides. La cadence ventilatoire doit être naturelle et coordonnée avec les mouvements du corps.
Les déplacements en Taijiquan sont de 2 types :
Déplacement lent, détendu, souple Alternance de mouvements doux et de mouvements rapides : alternance de souplesse et de fermeté

10 principes pour le taiji

Les points fondamentaux pour la pratique du Taijiquan:
1. Une énergie insubstantielle dirige la tête vers le haut : La tête doit maintenir une position naturelle vers le haut, immobile, les muscles para-cervicaux étant détendus.
2. Poitrine rentrée, dos arqué : Rentrer la poitrine pour permettre une respiration abdominale et concentrer le Qi au niveau du point Dan tian (deux travers de doigts sous le nombril).
3. Relâcher la taille : La taille se comporte comme un axe, un pivot autour duquel tourne le corps. Cet axe renforce la stabilité des jambes.
4. Distinguer l’insubstantiel du substantiel : De même qu’un combat alterne attaque et défense, le Taijiquan alterne le substantiel et l’insubstantiel. L’exemple type est le transfert des masses lors d’un déplacement en Taijiquan. L’insubstantiel est la force qui élève une jambe et le substantiel celle qui donne appui à l’autre jambe. Ce principe s’applique à tous les mouvements du Taijiquan.
5. Épaules détendues, coudes relâchés : Les épaules et les coudes doivent prendre une position détendue, et naturelle, pour laisser se concentrer le Qi.
6. Utiliser le Yi (puissance mentale) et pas le li (force physique) : Le corps doit être entièrement relâché. C’est le ayi qui dirige le corps.
7. Le haut et le bas se suivent l’un l’autre : En Taijiquan, toutes les parties du corps sont en harmonie
8. L’interne et l’externe sont coordonnés : Le corps en harmonie, les mouvements fluides et la cadence ventilatoire s’unissent avec leyi.
9. Ne pas couper l’élan : les mouvements doivent être fluides, et se succéder sans interruption (pas de pause).
10. Atteindre le mouvement dans l’immobilité : Les muscles sont relâchés, et seul l’esprit dirige le corps, sans effort. L’esprit doit être vidé de toute pensée qui perturbe le mouvement.


Chapitre 1  

Les bienfaits

Le Taijiquan est un art qui s’intègre dans la physiologie du corps et prône l’hygiène de vie. Tel un cœur qui bat, le Taijiquan doit être pratiqué le plus régulièrement possible. La médecine chinoise lui attribue alors des bienfaits sur : l’élasticité ligamentaire, la contractilité cardiaque, la force musculaire, la circulation du sang, la masse osseuse et les amplitudes articulaires. L’esprit, par sa persévérance et sa constance, amènera ces bienfaits au corps dans le long terme. Le Taijiquan répond de manière rationnelle et individuelle au besoin du corps et de l’esprit. Il s’intègre aisément dans les habitudes de vie de chacun. Plus de deux millénaires de principes philosophiques ne se résument pas en une page. Beaucoup d’ouvrages traduits sont maintenant disponibles pour mieux appréhender la culture et la philosophie chinoise, indispensables à la compréhension des concepts du Taijiquan. L’enrichissement du yi nécessite un investissement personnel et fait partie de l’enseignement du Taijiquan.


Chapitre 2  

Les styles

Les principaux styles de taijiquan sont :

  • Yang [楊氏] : qu'on attribué à Yang LuChan (1800-1873)
  • Chen [陳氏] : le style le plus ancien, attribué à Chen Wang Ting
  • Wu [吳氏]: créé par Quan Yu
  • Sun [孫氏] : attribué à Sun LuTang
  • Wu [武氏] : créé par Wu YuXian (1812-1880)

Les formes les plus pratiquées sont les formes codifées (24 et 42 mouvements) dérivés du Yang.


Chapitre 3  

Applications martiales

Le taijiquan est une boxe du courant interne, et qui dit boxe dit techniques martiales. Ces techniques sont nombreues et varient d'un style de taijiquan à l'autre. Elles se retrouvent dans les mouvements exécutés dans le vide par le pratiquant et peuvent se révéler très efficaces A l'opposé des boxes externes, qui s'expriment par la force physique, les boxes internes utilisent la souplesse et la force mentale.


Chapitre 4  

Une Hygiène de Vie

Une autre caractéristique majeure du taiji concerne ses bienfaits sur la santé. C'est une gymnastique douce, non traumatisante et qui ne force pas l'appui sur les articulations fragiles. Elle est accessible à tous les âges, toutes les morphologies et se pratique en intérieur comme en plein air. Par ses mouvements lents et contrôlés, elle renforce la musculature et la structure osseuse des membres inférieurs, améliore la coordination et l'équilibre. Une pratique prolongée stimule le système cardio-vasculaire et le contrôle de la respiration. Toutefois, le taiji n'est pas une médecine miracle. C'est une gymnastique à part entière, qui comme beaucoup de sport contribue à une bonne hygiène de vie.



COMMENTER